Découvrez les quartiers disparus de Châlons



Le quartier situé entre les rues Léon Bourgeois, Grande Etape, Garinet et la place Monseigneur TISSIER.


  Voici une vue aérienne de cette zone, vous reconnaissez, vers le centre, le rond-point de la place Monseigneur Tissier.




Ce quartier, ici entouré de rose, a profondément changé par rapport au début du XXème siècle.

Vous vous êtes peut être déjà demandé pourquoi toutes les constructions situées dans ce périmètre sont beaucoup plus récentes que celles des quartiers alentours?

Cette différence est flagrante sur la vue aérienne.

 Regardez comme les quartiers plus anciens sont constitués de maisons plus petites avec des toits en tuiles de couleur orange tandis que toutes les constructions plus récentes, qui se trouvent dans la zone délimitée en rose, sont alignées de manière beaucoup plus riguoureuse et ont des toitures en tuiles marrons.

Afin de mieux comprendre ce quartier, commençons par le découvrir tel qu'il était il y a un siècle.



Comme vous pouvez le constater sur ce plan dessiné par Barbat à la fin du XIXème siècle,
les rues situées dans ce quartier étaient différentes d'aujourd'hui.
Le rond-point et la place Tissier n'existaient pas (logique pour le rond-point puisqu'il n'y avait pas encore de voitures ou si peu), en revanche, d'autres rues et places aujourd'hui disparues se trouvaient à cet endroit.

Ainsi, la rue Delfraise, du nom d'un ancien maire de Châlons (Joseph-Louis Delfraisse) est perpendiculaire à l'église Notre Dame en Vaux dessinée ici en noir et forme un virage en descendant vers le sud.
A son extremité, sa forme évasée était en fait la place au Chétif qui rejoignait vers le Sud la rue Gravière (actuelle rue Prieur de la Marne)
 et vers l'Est la rue Garinet.
Ces deux dernières rues existent toujours et se situent à leur emplacement initial.

De même, la rue des Trésoriers, aujourd'hui disparue, reliait la rue Léon Bourgeois à la rue Grande Etape. Elle se situait juste à droite de l'actuel rond-point de la place Tissier.

L'image ci-dessous vous permettra de mieux situer ces rues.
Elles y apparaissent en rose et en superposition par rapport à la vue actuelle.

Il apparait de manière flagrante que le rond-point de la place Tissier se situe à l'emplacement exact
d'un ancien ilôt de constructions qui était alors entouré, au nord par la rue de Vaux, à l'Est par la rue des Trésoriers,
à l'Ouest par le début de la rue Delfraisse, et au sud par la rue Grande Etape.



La vue aérienne et les photographies prises en hauteur depuis l'église Notre Dame ci-dessous
vous permettront de visualiser ce qu'était ce quartier à l'époque.
Vous remarquerez sur la vue aérienne le fameux îlot de constructions situé à l'emplacement de l'actuel rond-point.
La première carte postale montre une vue vers la rue Léon Bourgeois (anciennement rue Saint Jacques), toutes les maisons de la partie droite de cette rue n'existent plus, tandis que la seconde carte est orientée plus vers le sud et on y voit en partie la rue Delfraise et au fond la place au Chétif.

  
   


Visitons désormais ces rues de l'intérieur à travers une série de cartes postales.

Commençons par la rue de Vaux qui longe l'église Notre Dame en Vaux et reliait le quai Barbat
à la rue Léon Bourgeois, ancienne rue Saint Jacques.

        

     


Découvrons désormais trois cartes postales de la rue Delfraise, de la place au Chétif et de la rue Grande Etape d'alors.


          

 
Pourquoi tout ce quartier a-t-il autant changé?

La raison principale tient aux bombardements de la première guerre mondiale qui y ont eu lieu 
(comme on peut le voir sur la carte postale ci-dessus de la rue Delfraise bombardée)
et surtout, à l'incendie de toute la zone allant de la rue Léon Bourgois à la rue Garinet.

Cet incendie a été déclenché par l'armée allemande le soir du 12 juin 1940, en représaille à la résistance qu'a opposé la ville le matin même lorsque les troupes allemandes sont entrées dans Châlons.

La série de photographies ci-dessous vous montre les dégâts et l'état de ce quartier après l'incendie.

Retrouvez beaucoup d'autres images de ce quartier détruit dans la partie "Châlons en temps de guerre"

 
       

      

        


Toute cette zone dévastée devait alors être reconstruite. La municipalité en profita pour revoir la circulation dans le centre ville en élargissant les rues et en créant le rond point et la place Monseigneur TISSIER.
Toutefois, ces nouveaux aménagements ne furent crées qu'à la fin de années 50 si bien que le quartier resta dans cet état durant une quainzaine d'années.
Vous pouvez ainsi voir, sur ces cartes postales datant du milieu des années 50, que les zones incendiées étaient encore, plus de dix ans après, à l'état de terrains vagues en plein centre ville.


   






 



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